Classe Danse et après

Film documentaire, 55 minutes, 2025

Réalisé par Chrystel Jubien
Ecrit par Chrystel Jubien et Laura Soudy-Quazuguel

Dans la Classe Danse, des élèves de 3ème embarquent le temps d’une année scolaire pour un projet danse avec leurs enseignant.es et un ou une artiste. A Bouguenais près de Nantes, Enzo, Blanche, Charly, Tania, Ethane et leurs camarades passent de la salle de classe au plateau où ils et elles découvrent la danse avec le danseur Vincent Blanc, en même temps que leur prof d’EPS, d’histoire-géo ou de maths. Laura Soudy-Quazuguel, qui a créé ce projet en 2010 à Clichy-sous-Bois, part à la recherche des traces laissées par cette expérience au creux de l’adolescence. Elle retrouve Baris, Nathan, Christopher, Elodie et Aminata, jeunes adultes, qui témoignent de ce qu’ils et elles ont vécu dix ans auparavant. Les corps se libèrent, la confiance pointe, une autre relation se tisse entre les élèves et avec les enseignant.es. Peu à peu quelque chose change. Les collégien.nes de Bouguenais le découvrent ; les ancien.nes élèves de Clichy-sous-Bois s’en souviennent encore.

Un film sur la danse à l’école

Tout en diachronie, le film retrace une expérience où le corps, à travers le geste dansé, est au centre des apprentissages. Un collectif se forme au cœur des ateliers de pratique. Professeur.es, élèves, artistes, chacun.e expérimente un nouveau rapport à l’autre et à l’école. Si l’enjeu du film est de voir ce qui est bousculé pour les élèves et les enseignant.es dans le milieu scolaire, c’est bien la coopération élèves, enseignant.es et artiste qui est à l’oeuvre.
Comme le dit dans le film Dominique Dupuy, chorégraphe qui a beaucoup oeuvré avec son épouse Françoise Dupuy pour la pratique de la danse à l’école, et qui a participé à une Classe Danse à Clichy-sous-Bois en 2014, il s’agit avant tout « d’éveiller l’esprit » de celui ou celle qui danse.
Le résultat est là sous nos yeux : les corps se délient et les regards changent. Regard des autres, qui fait moins peur, et image de soi transformée. A Bouguenais, Charly raconte qu’après une grande appréhension au début de l’année, alors qu’il pensait se connaître par cœur, il a « appris à mieux se connaître ».

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